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La légalisation a sept ans : les hauts, les bas et les leçons tirées

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Legalization Turns Seven: The Highs, the Lows, and the Lessons Learned

Legalization Turns Seven: The Highs, the Lows, and the Lessons Learned

Il y a sept ans la semaine dernière, le Canada écrivait l'histoire. Le 17 octobre 2018, à minuit, le pays est devenu la deuxième nation au monde (après l'Uruguay) à légaliser le cannabis récréatif à l'échelle nationale.

À 0 h 01, heure de Terre-Neuve, Ian Power, 46 ans, a effectué le premier achat légal de cannabis au Canada dans un dispensaire de St. John's, déclarant : « La stigmatisation prend fin ce soir. La prohibition est terminée dès maintenant. »

Alors que nous célébrons le septième anniversaire de cet événement historique, il est utile de réfléchir à l'impact de la légalisation du cannabis au Canada, aux défis que nous avons rencontrés et aux promesses qui nous attendent encore.

 

Comment la légalisation a pris forme

Bien avant que le 17 octobre 2018 ne devienne une date gravée dans l'histoire canadienne, les défenseurs du cannabis ont passé des décennies à lutter contre la prohibition. Tout au long des années 1990 et 2000, les militants ont organisé des rassemblements, contesté des lois devant les tribunaux et fait pression sur les politiciens pour qu'ils reconnaissent que la criminalisation causait plus de tort que le cannabis lui-même.

L'élan a commencé à prendre de l'ampleur en 2012, lorsque le Colorado et Washington sont devenus les premiers États américains à légaliser le cannabis récréatif. La propre voie du Canada vers la légalisation a été mise en œuvre par la nomination, en 2016, par le gouvernement fédéral d'un Groupe de travail sur la légalisation et la réglementation du cannabis.

Après de vastes consultations avec des experts, des parties prenantes et le public, le Groupe de travail a produit un rapport qui a servi de base à la Loi sur le cannabis (projet de loi C-45) historique du Canada. La Loi sur le cannabis visait trois objectifs principaux : empêcher les jeunes d'avoir accès au cannabis, empêcher les criminels d'en tirer profit et protéger la santé publique par la réglementation.

Après un débat approfondi, la Loi sur le cannabis a été adoptée par la Chambre des communes et le Sénat avec des amendements, et a reçu la sanction royale le 21 juin 2018. Cela a marqué un jalon important dans l'histoire du Canada, en faisant le premier pays du G7 à légaliser le cannabis à des fins récréatives. Le 17 octobre 2018, la Loi sur le cannabis est officiellement entrée en vigueur, permettant aux adultes de plus de 18 ans d'acheter et de posséder jusqu'à 30 grammes de cannabis séché ou son équivalent en public.

 

Le Canada tourne la page

Alors que l'horloge sonnait minuit le 17 octobre, un soupir de soulagement collectif a balayé le Canada. Des gens faisaient la queue devant les détaillants autorisés, impatients d'acheter leurs premiers produits de cannabis légaux, marquant la fin de près d'un siècle de prohibition.

D'un océan à l'autre, les gens ont célébré la fin de la prohibition et l'aube d'une nouvelle ère. À St. John's, plus de 130 personnes ont bravé les températures glaciales, faisant la queue devant un magasin, allumant des joints et partageant ce moment. Des centaines de personnes ont attendu des heures à Calgary devant les premiers détaillants de cannabis légaux de la ville. À Montréal, des files d'attente ont commencé à se former dès 3 h 45 du matin, avec des foules s'étendant sur des pâtés de maisons entiers à la mi-journée.

Les résidents de l'Ontario, qui ne pouvaient commander qu'en ligne jusqu'à l'ouverture des magasins physiques en avril 2019, ont inondé le site Web de l'Ontario Cannabis Store avec plus de 100 commandes par minute à midi. La plateforme de commerce électronique Shopify a signalé des « millions de visiteurs » sur les magasins en ligne provinciaux au cours des 12 premières heures.

Pour les militants de longue date comme Jim West et Trevor Kayzer de Prince Rupert, en Colombie-Britannique, cette journée représentait une victoire. « Enfin, nous avons mis fin à la prohibition », a déclaré West, réfléchissant à des décennies de travail de plaidoyer. La grande expérience du Canada avait commencé.

 

Les hauts et les bas de la légalisation

L'euphorie du jour de la légalisation a cédé la place à une réalité plus sobre. Bien que le Canada ait été un pionnier dans l'approche audacieuse de la réglementation du cannabis, l'industrie n'est pas sans défis sept ans plus tard.

Fardeau réglementaire : L'un des défis les plus persistants a été la surréglementation. Ce qui était destiné à protéger la santé publique a créé des obstacles qui empêchent les entreprises légales de concurrencer le marché illicite. Ces réglementations, bien qu'elles soient bien intentionnées, ont rendu difficile pour les exploitants légaux d'offrir des prix compétitifs.

Défis liés aux taxes d'accise : Peut-être qu'aucune autre question n'a autant affecté l'industrie que les taxes d'accise. Contrairement à l'alcool, qui est taxé en pourcentage du prix, le cannabis est assujetti à la fois à une taxe en pourcentage et à une taxe forfaitaire par gramme, selon la plus élevée des deux. Pour de nombreux producteurs, cela signifie qu'une part importante de leurs revenus est consacrée aux taxes, ce qui rend difficile la réalisation de profits.

Le marché illicite demeure : Sept ans après la légalisation, le marché illicite contrôle toujours environ 30 à 40 % du total des ventes de cannabis. De nombreux dispensaires non autorisés continuent d'opérer malgré les efforts d'application de la loi, se faisant concurrence sur les prix et la commodité. Tant que la réforme réglementaire et fiscale ne sera pas à la hauteur, le marché illicite continuera de prospérer et de concurrencer les entreprises légales.


Les victoires à célébrer

Malgré ces défis, la légalisation du cannabis au Canada a remporté des succès remarquables qui ne doivent pas être négligés.

Tests obligatoires : La victoire la plus significative en matière de santé publique a peut-être été l'exigence de tests obligatoires. Chaque produit de cannabis légal doit subir des tests rigoureux pour la puissance, les pesticides, les métaux lourds, les mycotoxines et les contaminants microbiens avant d'atteindre les consommateurs. Cela garantit que les Canadiens ont accès à un produit sûr et de haute qualité qui répond à des normes strictes.

Innovation produit : Ce qui était autrefois un marché de fleurs séchées s'est maintenant étendu pour inclure une large gamme de produits, tels que les produits comestibles, les concentrés, les produits topiques, le CBD, et plus encore. Cette diversité de produits permet aux consommateurs de trouver des méthodes de consommation qui conviennent à leurs préférences et à leurs besoins médicaux.

Croissance économique : La légalisation du cannabis a également entraîné une croissance économique significative et la création d'emplois. Avec 227 000 emplois et 16 milliards de dollars ajoutés au PIB du Canada en 2024, l'industrie du cannabis est devenue un contributeur majeur à l'économie du pays.

Exportations internationales : Pour de nombreux producteurs canadiens, les exportations internationales sont devenues essentielles à leur survie. Les profits intérieurs étant compressés par les taxes et les réglementations, les entreprises se sont de plus en plus tournées vers l'étranger pour des opportunités de croissance. Ayant une longueur d'avance sur le marché légal, les entreprises canadiennes ont tiré parti de leur expérience et de leur expertise pour s'implanter dans l'industrie mondiale du cannabis.


Un avenir encore en construction

En tant qu'industrie naissante, le secteur canadien du cannabis est toujours confronté à des défis et a encore beaucoup à apprendre. Malgré ces obstacles, l'avenir s'annonce prometteur pour l'industrie. Portons un toast à une nouvelle année de croissance, d'innovation et de progrès.

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